Les temps forts de la semaine 45

The Swiss National Bank, SNB, photographed Thursday, 15 January 2015, in Bern, Switzerland.
KEYSTONE / Peter Klaunzer
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Voici les temps forts de la semaine : le coup d'envoi officiel des élections fédérales de 2027, l'introduction des taux de change flexibles par la Banque nationale suisse, le sommet international du Conseil ministériel de l'OSCE à Lugano et un regard en coulisses sur la nuit d'émeutes survenue à Zurich le week-end dernier.

Elections fédérales 2027

Focus

La « Circulaire du Conseil fédéral aux gouvernements cantonaux concernant l'élection pour le renouvellement intégral du Conseil national » constitue le guide administratif et juridique officiel pour l'organisation des élections. Avec la publication de cette lettre, c'est désormais officiel : le 24 octobre 2027, la Suisse élira son nouveau Parlement.

Ce qui résonne comme une routine bureaucratique marque, sous la Coupole fédérale, le véritable coup d'envoi de la 53e législature. En coulisses, les sièges des partis entament les préparatifs pour la lutte des sièges, des majorités et de la formule magique.

Les prémices promettent une épreuve de force intense : portés par les débats sur l'immigration, le pouvoir d'achat, le changement climatique et les relations internationales, les camps politiques se réorganisent. Alors que les pôles misent sur la mobilisation, la bataille pour la troisième place prend forme au centre.

Mais la roue ne tourne pas qu'à Berne : dans les rédactions à travers le pays, la phase de planification du plus grand événement médiatique de l'année électorale commence pour les rédacteurs et rédactrices. Keystone-ATS soutient les médias dans cette démarche avec des modules flexibles - allant de l'offre de base aux tableaux de bord en direct, jusqu'aux requêtes de données basées sur l'IA.

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L'ère des taux de change flexibles

Rétrospective

Alors que les crises géopolitiques et les élections tiennent les marchés financiers en haleine, le regard se tourne vers les fondements de la politique monétaire suisse : il y a un peu plus de cinq décennies, la Banque nationale suisse (BNS) est entrée dans l'ère des taux de change flexibles.

Avec la libération du cours du franc, la Suisse a franchi le pas vers un système qui, aujourd'hui encore, est considéré dans le monde entier comme le symbole de la stabilité. Le franc s'est depuis imposé comme l'éternel refuge de la finance internationale. Ce qui avait commencé dans les années 1970 comme une expérimentation risquée contre l'inflation importée a fini par en faire la monnaie la plus forte du monde.

Cette césure historique façonne l'économie suisse jusqu'à aujourd'hui. La réévaluation permanente a certes protégé le pays de manière fiable contre les vagues d'inflation. En même temps, elle a mis l'industrie d'exportation, le tourisme et la Banque nationale sous pression constante, ce qui s'est finalement traduit par des taux d'intérêt négatifs historiques et des interventions sur les devises chiffrées en milliards.

Pour la Suisse, le découplage du système fixe du dollar a marqué le début d'une époque où l'indépendance de la politique monétaire est devenue à la fois le bouclier le plus solide et le plus grand fardeau du pays.

57

Chiffres

C'est sur exactement 57 Etats participants et 12 partenaires de coopération que se tourne le regard de la diplomatie internationale les 3 et 4 décembre 2026, lorsque Lugano deviendra le théâtre du 33e Conseil ministériel de l'OSCE. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a présenté cette semaine sur place les dimensions de ce sommet, qui constitue la conclusion solennelle de l'année de présidence suisse de l'OSCE 2026, la troisième présidence de la Suisse après 1996 et 2014.

Les chiffres clés soulignent le tour de force logistique pour le Tessin et la Confédération : environ 1'500 délégués et déléguées ainsi que des centaines de professionnels et professionnelles des médias font de cet événement la plus grande conférence diplomatique sur le sol tessinois depuis la Conférence sur la reconstruction de l'Ukraine en 2022.

Pour sécuriser la rencontre en des temps de profondes tensions géopolitiques, le Conseil fédéral a approuvé 5,25 millions de francs et mis en place un dispositif massif : jusqu'à 3'000 membres de l'armée suisse fournissent un service d'assistance pour la protection des objets, la surveillance de l'espace aérien et la logistique. La police cantonale tessinoise dirige l'opération avec des forces de police de toute la Suisse, tandis que des fermetures temporaires de l'espace aérien sécurisent l'agglomération de Lugano.

Au plus près

Contexte

La nuit d'Halloween dans le 4e arrondissement de Zurich s'est transformée en une vague de violence qui a largement dépassé le cadre d'un week-end festif habituel. En plein cœur de l'action : une équipe de Keystone-ATS spécialisée dans le texte, la vidéo et la photographie. Tandis que des pétards détonaient et que des individus cagoulés mettaient le feu à des barricades, le trio a documenté les événements en première ligne.

A quel point la limite est mince entre la mission journalistique et le risque pour sa propre sécurité lors de tels débordements, c'est ce que décrit le photographe dans son rapport de situation :

« C'était vraiment sauvage. Nous nous sommes déplacés ensemble presque tout le temps et nous nous sommes entraidés. Avant tout, nous gardions toujours un œil sur une voie de fuite par les rues adjacentes. Dès que la foule s'est formée, nous nous sommes éloignés largement et avons observé la situation à une distance de sécurité. Nous étions prudents - et c'était clair pour nous : si cela devient trop critique, nous partons immédiatement. »

Des images authentiques d'attaques contre les forces d'intervention ou de rues en feu exigent de la proximité avec l'événement, mais ne pardonnent aucune imprudence. A Zurich, la combinaison d'un travail d'équipe bien rodé, d'une distance de sécurité stricte et d'options de repli claires a préservé l'équipe de tout dommage. Il reste d'impressionnants documents photographiques d'une nuit qui occupe désormais le monde politique et la justice.