Les temps forts de la semaine 40
Cette semaine, découvrez comment La Chaux-de-Fonds se réinvente en laboratoire culturel, ce qu'il reste de l'alerte à l'ozone trois décennies après le choc du smog estival, comment le cordon vert « Sunflower Lanyard » sensibilise aux handicaps invisibles dans les transports publics, et comment les piscines en plein air suisses font leurs adieux à l'été sous la devise « 1 franc par patte ».
La Chaux-de-Fonds ose un nouveau départ
Focus
Tout au long de l'année 2027, la métropole horlogère du Jura neuchâtelois portera le titre de « Capitale culturelle suisse ». Contrairement à l'Union européenne, la Suisse ne disposait pas jusqu'ici de format national pour une capitale de la culture.
Ce projet pilote transforme la ville inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en un terrain de jeu culturel. Plus de 300 événements répartis sur 70 sites doivent lier l'héritage industriel à l'art contemporain.
Sous la devise « vous êtes Capitale », l'initiative s'appuie sur de solides alliances, telles qu'une escale du Locarno Film Festival en tant que « Piccola Piazza Grande » sur la place du marché, une nuit Paléo sur l'aérodrome désaffecté de Les Eplatures ou encore l'accueil de la prochaine Schubertiade.
Pour La Chaux-de-Fonds, régulièrement confrontée à des défis après des restructurations industrielles et de graves dégâts causés par les intempéries, l'année culturelle 2027 constitue une immense opportunité de se réinventer en laboratoire éclatant de la politique culturelle suisse.
30 ans après le choc du smog estival
Rétrospective
Il y a trois décennies, des manchettes menaçantes, des limitations de vitesse à 80 km/h sur les autoroutes et des mises en garde contre le sport en plein air dominaient l'été suisse : l'ozone troposphérique était considéré comme la menace environnementale numéro un. Dans de nombreuses villes, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer l'aggravation de la pollution atmosphérique.
L'introduction systématique des catalyseurs, des filtres à particules et de normes d'émission plus strictes a porté ses fruits. Les pics extrêmes des années 1990 et de la canicule de 2003 appartiennent désormais au passé.
Toutefois, la rétrospective offre un bilan mitigé : alors que le succès historique de l'interdiction des CFC comble lentement le trou dans la couche d'ozone dans la stratosphère, l'ozone troposphérique demeure un problème récurrent et silencieux sur le Plateau suisse, comme les dernières mesures le montrent.
Comme le révèlent les données récentes du service européen Copernicus, 92 % de la population européenne vit en été dans des zones où les seuils d'ozone sont dépassés. En raison de la hausse des températures estivales liée au changement climatique, ce polluant secondaire continue de se former en masse sous l'effet d'une forte chaleur. L'alerte aiguë au smog d'autrefois s'est transformée en une pollution de fond insidieuse.
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Chiffres
Le cordon tour de cou tournesol vert (Sunflower Lanyard) s'impose dans les transports publics suisses comme un symbole discret de handicaps invisibles. Derrière cet accessoire se cache un chiffre impressionnant : selon l'Office fédéral de la statistique, environ 1,8 million de personnes vivent avec un handicap en Suisse. Cela représente environ 21 % de la population résidente, soit plus d'un habitant ou d'une habitante sur cinq.
Un pourcentage étonnant de 80 % de l'ensemble des handicaps dans le monde, tels que l'autisme, les douleurs chroniques ou la sclérose en plaques, ne sont pas visibles au premier coup d'œil, ce qui place souvent les personnes concernées sous la pression de devoir se justifier au quotidien.
Avec cette adoption par les CFF, le BLS et leurs compagnies partenaires, la Suisse rejoint une initiative mondiale déjà ancrée dans plus de 140 pays et plus de 230 aéroports.
Alors que la loi sur l'égalité pour les handicapés (LHand) accélère la transformation de plus de 18 000 arrêts dans le pays, le cordon vise à faire tomber les barrières sociales. Dans les trains bondés ou lors du contrôle des billets, il signale sans mot dire au personnel de bord et aux voyageurs/voyageuses qu'une personne a besoin d'un peu plus de temps, de patience ou d'une approche calme.
1 franc par patte
Contexte
Lorsque la saison de baignade se termine, le bassin appartient aux compagnons à quatre pattes : de plus en plus de piscines extérieures suisses coupent les systèmes de chloration le dernier jour d'exploitation et ouvrent leurs portes à la traditionnelle baignade pour chiens.
Ce qui a commencé il y a quelques années comme une expérience locale s'est transformé, de Winterthour à la Suisse romande en passant par Baden, en une tradition bien ancrée. Sous la devise « 1 franc par patte », exploitants/exploitantes et visiteurs/visiteuses disent au revoir à l'été avant que le bassin ne soit vidé pour l'hiver.
Derrière ce rituel sympathique se cache une évolution de la culture des piscines publiques suisses : les établissements cherchent délibérément de nouvelles manières de s'ancrer davantage dans la communauté locale et d'optimiser l'utilisation des infrastructures publiques jusqu'au dernier jour.
Cet ultime bain ne marque pas seulement la transition symbolique vers la saison froide, mais démontre aussi comment la logistique de l'hivernage peut se transformer en un événement prisé pour les humains et les animaux.